Alors ça y est ! C’est le grand jour pour nous BeastieJob ! Nous passons chez BFM TV Business.

Lundi dernier, nous participions à l’émission « Tech & Co », présentée par Sébastien Couasnon. Le principe est simple : 2 startups qui pitchent sur 2 minutes et ensuite une session de questions/réponses face à 2 fonds d’investissements susceptibles d’être intéressés pour mettre des billes dans l’une ou l’autre des startups.

« Spoiler Alert » nous nous sommes plutôt PLANTÉS ! Et pour le coup, comme j’étais porteur de flambeau, j’ai bien envie de prendre ça pour moi : JE me suis planté. Aussi bien sur le fond que la forme. Après tout, quitte à se planter autant faire les choses bien.

Bon allez-y, vous pouvez visionner la merveille … c’est là 😄


Ce petit post de blog a pour vocation :

  • d’expliquer les raisons du plantage. Après tout ça pourrait aider quelqu’un .. en tout cas ça nous permettra, à nous, d’y revenir, pour nous assurer que nos prochaines interventions ne ressembleront pas à celle-là;

  • d’expliciter ce qu’est vraiment BeastieJob et quelles problématiques on essaie de résoudre;

  • de transformer cet échec en quelque chose d’utile pour nous et se faire du bien au passage (micro thérapie).

D’abord une petit mise en situation

On apprend le Mercredi pour le Lundi d’après, notre passage. Excitation, claquage de poitrine, petit stress …😅 Bref, on est content. Ca va nous permettre de faire connaître un petit peu BeastieJob.

En visionnant les émissions passées, c’est la partie questions/réponses qui nous interpelle le plus. On décide de la bosser en premier et beaucoup plus que le pitch. Après tout, le pitch, on se dit que ça devrait aller « on connait vrrrraiment bien notre sujet ». « Va juste falloir faire rentrer tout ça sur 2 minutes ». Première grave erreur. 😓

Le Pitch

2 minutes c’est court. Très court … Nous avons voulu tout faire dedans 1) raconter notre histoire, 2) faire un état des lieux détaillé 3) proposer notre solution 4) conclure en beauté.

Nous avons misé sur mes qualités d’apnéiste et de slameur …
A la répétition, on le voyait bien qu’une fois sur 2 ou 3 je dépassais les 2 minutes … Mais nous avons estimé qu’il ne fallait plus rien enlever. Nous allions plutôt miser sur mes qualités d’apnéiste et de slameur pour en fourguer le plus possible à la vitesse d’une mitraillette…

Evidemment, c’est la deuxième erreur qui en a entraîné une troisième : nous étions tellement occupés à faire rentrer tout ça dans le timing, que l’on a pas pensé à faire un test devant quelqu’un hors du monde freelancing;
on se serait rendu compte que certains termes n’étaient pas connus (« ESN ») et d’autres mal choisis (« recruteur »).

Les questions réponses

Elles n’ont pas réussi à relever le niveau de la première partie, malheureusement. Pourquoi ? Essentiellement car j’ai passé mon temps à essayer d’expliquer ce que j’aurais dû expliquer dans le pitch; aussi, car je n’ai pas réussi à me sortir du comparatif d’avec Malt (le fonds ISAI ayant à coeur de parler de Malt et d’en dire beaucoup de bien, mais on ne leur en veut pas 😄 !)

Mais alors BeastieJob, c’est quoi ?

Thérapie terminée ! Ca va mieux ! Bon alors, qu’est-ce que j’aurais pu dire pour expliquer notre projet ? Eh bien, déjà j’aurais pu commencer par dire ce que nous ne sommes pas, et notamment, face aux 2 gros :

Nous ne sommes pas un Malt !

  • Les freelances de BeastieJob sont dans l’IT uniquement et, pour l’instant, nous ne couvrons que les développeurs, les devops, les architectes software, les architectes systèmes ;
  • La sélection des freelances pour une mission se fait par le biais de « The Beast » uniquement : le client ne perd pas du temps à naviguer sur des centaines de profils ;
  • Sur BeastieJob, le freelance postule à la mission qui lui est proposée. Il ne répond pas par l’établissement d’un devis;
  • Notre modèle économique est radicalement différent.

Nous ne sommes pas un Comet !

  • Un freelance chez BeastieJob, reste un freelance avant tout : par exemple, s’il a une RC Pro parfait ! Il lui en faut une ? Nous le dirigeons vers un partenaire de confiance;
  • Un freelance chez BeastieJob, reste un entrepreneur : c’est sa facturation, sa relation-client, sa marque;
  • En résumé, nous ne fournissons pas un service « all-inclusive » qui convient à certains mais pas à tous;
  • On peut nous rejoindre pour des raisons différentes : « je m’inscris sur Comet par opportunisme mais je rejoins BeastieJob parce que je m’y retrouve et que j’y crois », dixit un de nos membres ❤️ ❤️ ❤️
  • Notre modèle économique est radicalement différent.

Nous sommes BeastieJob !

  • Un projet issu d’un « ras-le-bol » face à la manière dont le recrutement de freelance se passe actuellement et dont le but est de proposer une alternative :

    • aux intermédiaires en cascade;
    • aux prises de commissions des ESNs sans aucun service derrière;
    • aux plateformes « Market Place » qui tirent les prix vers le bas et font perdre du temps aux freelances;
    • au verrouillage, par les services achats de grands groupes, des « petits prestataires »;

     

  • Nous avons l’ambition de réunir tous les freelances qui font le même constat, pour leur proposer :

    • des missions vraiment pertinentes sur lesquelles ils seront maîtres à bord, grâce à notre outil interne la « Beast »;
    • un modèle éco type « chasseur de tête » qui leur garantit de profiter au maximum de leur TJM;
    • d’aller au-delà des missions et profiter, ensemble, du collectif qui apportera dans le futur de plus en plus de services;

     

  • Nous offrons aux donneurs d’ordre, la possibilité de travailler avec des freelances :

    • heureux de leurs conditions contractuelles;
    • à un niveau de prestations quasi équivalent à celui des « grosses » plateformes (la contractualisation en ligne arrive !);
    • à un niveau de service bien supérieur comparé aux ESNs (c’est pas dur);
    • pour un coût moindre !

Le modèle éco de BeastieJob : un one shot, ça change pas mal de chose !

Petit focus, sur le coeur de meule : le modèle économique.

Chez BeastieJob, notre boulot, c’est de trouver la meilleure ressource pour le donneur d’ordre et la meilleure mission pour le freelance ! Pour cela, nous avons élaboré « The Beast », qui fait un « vrai » matching (pas de petites mains de commerciaux chez nous derrière), et permet aux freelances & aux donneurs d’ordre de se trouver mutuellement et rapidement. Meule

Une fois que la contrat est signé entre eux, nous facturons le donneur d’ordre 1500€ ou 3000€ suivant si il a été accompagné ou non pour l’établissement de son besoin et de sa campagne de recrutement.

Ce modèle a des répercussions non-négligeables pour le donneur d’ordre et le freelance.

Quelques rapides exemples.

Pour le donneur d’ordre

Sur une mission de 1 an (216 jours), le budget d’une mission avec 1 freelance à 600€/jour, varie énormément suivant « la provenance » du freelance.

Coût total
Budget « brut » 129,600
BeastieJob (DIY) 131,100
Intermédiaire à 15% 149,040
Intermédiraire à 25% 162,000

Avec BeastieJob, le coût correspond quasiment au « budget brut ». (seulement +1% sur la durée).

De même, la capacité du recruteur à atteindre des profils à TJM élevés va varier grandement:

130,000 € Profil freelance espéré
Recrutement par lui même 602 €
BeastieJob (DIY) 595 €
Intermédiaire 15% 523 €
Intermédiaire 25% 481 €

Pour un même budget de 130K€, le recruteur pourra s’offir sur l’année un freelance à un TJM bien plus élevé en passant par BeastieJob que par des intermédiaires à commission.

Pour le freelance

Sur une mission d’1 an, le coût final du freelance, payé par le recruteur n’a plus grand chose à voir avec son TJM nominal lorsqu’il passe par un intermédiaire rentier.

600 € TJM payé par le recruteur
Recrutement par lui même 600 €
BeastieJob (DIY) 607 €
Intermédiaire 15% 690 €
intermédiaire 25% 750 €

Là encore, l’intermédiaire à commission, fera grimper le TJM initial du freelance alors qu’avec BeastieJob on reste très près du nominal.

Conséquences :

  • le freelance passe potentiellement à côté de missions intéressantes, car il est présenté avec un TJM trop élevé (qui n’est plus du tout le sien) !
  • le recruteur passe à côté de bons profils au juste prix !

Wrap-up !

Vous êtes arrivés jusqu’à la fin de ce post de blog, bravo & merci ! Vous voulez échanger sur ce contenu ? En savoir plus sur le projet ? Nous faire juste un petit coucou ? Laissez-nous vos coordonnées ci-dessous ! A bientôt !